Signature des acides aminés et régime vegan

Signature des acides aminés et régime vegan

De quoi s’agit-il ?

La métabolomique a permis d’identifier un certain nombre de signatures en lien avec le statut nutritionnel engendré par le régime vegan, dont une partie est due à une autre manière de satisfaire les besoins en protéines alimentaires donc en acides aminés (AAs). En effet, l’originalité est liée au fait que l’ensemble des protéines consommées sont exclusivement d’origine végétale, avec parfois une restriction complémentaire qui consiste en l’absence de protéines issues du soja.

Pourquoi doser les signatures des acides aminés liées au régime vegan ?

Une tendance se dégage au niveau de la signature des AAs, montrant des déficits en acides aminés branchés (AABs : leucine, isoleucine et valine), mais également en d’autres AAs dont certains essentiels (proline, lysine, méthionine et tryptophane) (Schmidt, 2016 ; Godja, 2017 ; Draper, 2018). De plus, il s’agit du seul moyen objectif de dépister un ou plusieurs déficits qui, comme on le sait, peuvent avoir à moyen terme des impacts non négligeables sur la santé ou l’aggravation de celle-ci.

Pour quels patients ?

Les personnes qui se sont tournées vers le régime vegan après avoir eu des habitudes alimentaires de type omnivore.
Toutes les personnes qui ont des besoins en protéines adaptés à leur tranche d’âge. On peut citer la période de l’enfance et de la pré-adolescence car les AAs sont des régulateurs de nombreuses fonctions clés physiologiques dont celles liées à la croissance et à l’équilibre hormonal. Il en sera de même lors de la phase de vieillissement où il sera vital d’assurer et de maintenir un capital musculaire optimal, chose qui n’est pas si aisée que cela, mais néanmoins possible à condition de s’y préparer à partir de la cinquantaine voire de la quarantaine.
Au total, l’évaluation objective des déficits en AAs, plus particulièrement les AAEs, n’est possible qu’à travers le dosage des AAs plasmatiques libres. De plus, cela permettra également de mettre en place une stratégie nutritionnelle personnalisée et d’en suivre l’impact.

Draper et al. Mol Nutr Food Res 2018 ; 62 : 1700703.

Godja et al. Eur J Clin Nutr 2017 ; 71(5) : 594-601.

Schmidt et al. Eur J Clin Nutr 2016 ; 70(3) : 306–312 ;